Cette journée décrétée par les Nations Unies nous invite à nous interroger : comment favorisons-nous le vivre-ensemble, non seulement le 16 mai, mais chaque jour de l’année ?
Avec mon regard de médiateure professionnelle et mon expertise en qualité relationnelle, j’aimerais revisiter cette question sous l’angle des compétences relationnelles.
Imaginez un monde où chacun vous ressemblerait.
Ce serait… ennuyeux, non ?
Accueillir les différences est un premier pas vers le mieux vivre-ensemble.
Mais quand nous parlons de « différences », nous nous positionnons encore comme référentiel.
Un pas de plus serait de ne pas se prendre comme point de référence.
C’est là qu’intervient la posture d’altérité.
L’altérité, c’est reconnaître l’autre tel qu’il est, sans le mesurer à notre propre cadre de référence.
L’autre n’est pas un autre moi-même.
Attention, ne confondons pas avec la tolérance : tolérer, c’est encore se placer en référent et accepter l’autre malgré ses différences.
L’altérité, c’est autre chose. C’est la coexistence de tous les référentiels.
La diversité humaine est une richesse. Laissons-la s’exprimer.
Imaginez un monde où chacun vivrait pour lui et lui seul.
À l’inverse, imaginez un monde où chacun vivrait sans se soucier des conséquences de ses paroles et de ses actes.
Ce serait… le far-west ! On dégainerait au moindre désaccord.
Nous avons besoin des autres. L’être humain ne peut vivre sans interaction.
C’est vrai dans nos familles, nos quartiers, nos entreprises, nos pays…
L’ONU parle de coopération internationale, mais tout projet, avant d’être un projet économique ou politique, est d’abord un projet relationnel.
Alors, comment vivre ensemble, libres, sans empiéter sur la liberté des autres ?
En cultivant l’entente et l’entente sociale.
L’entente, c’est cette capacité à mesurer l’impact de nos paroles et de nos actes sur les autres.
C’est accepter de réajuster quand cet impact est désagréable pour l’autre.
C’est chercher une solution qui préserve chacun.
Vivre ensemble en paix, c’est vivre ensemble dans l’entente.
Alors, on le crée, ce monde de l’entente ?
